» Faire ou ne pas faire « , telle n’est pas la question !

Après un bon repos mérité, nos « petits » se déplaçaient au GGL Stadium, témoin de tant de bons souvenirs ! On se demandait si cette interruption n’allait pas remettre en cause le dynamisme des matchs précédents et les bonnes prestations de notre équipe. Se déplacer dans l’antre du champion de France ne pouvait pas être une ballade sans problème.  Comme l’engagement, la vaillance et le collectif étaient devenus les critères de « nos petits », on pouvait, tel Bayard, « chevalier sans peur et sans reproche », croire à un match solide et pourquoi pas un bonus défensif !

Etre champion de France devant et ne pas avoir un stade plein était la première surprise et devant tant de places vides , la retransmission TV s’attardait sur les supporters de la Pena Baiona, toujours aussi présents.

Pendant 75 minutes, l’Aviron Bayonnais a tenu la dragée haute à cette équipe vite réduite à 14. A la 26ème minute, sur une chandelle de Ruru, nos « petits » récupère le ballon. David, impressionnant de puissance raffute 2 montpelliérains, passe à Marchois pour Ruru qui donne à Bogado pour un bel essai. Le score aurait pu être plus lourd sans deux en avant commis prés de l’en but de Montpellier.

La première mi temps allait s’achever sur un avantage pour l’Aviron, lorsque se produisit ce qui pourrait être un des faits du match. Camille Lopez décide de relancer pour un ballon contré et un essai de 50 m aplati par Léo Coly. Le jeu de dépossession, marque du MHR pour un titre de champion de France mais aussi marque du QUINZE DE FRANCE pour un grand chelem aux six nations, allait faire la différence. Les médias dans leur ensemble s’interrogeaient de cette relance. Grégory Patat disait en interview, « le plus dur, c’est que ça vient de nos initiatives, notamment ce ballon qu’on joue avant la mi-temps et où on se fait contrer. » C’est l’éternel rengaine du verre à moitié vide et du verre à moitié plein. Camille Lopez a pris une décision qu’il faut respecter et qui aurait pu nous amener break conséquent. A Signaler au cours de cette première mi temps des avants toujours aussi impliqués et vaillants dans l’engagement, Un Yan David impressionnant de puissance et véritable flèche offensive, un Bogado maître des chandelles.

La deuxième mi temps reprenait avec des bayonnais toujours aussi vaillants et qui ne lâchaient rien. Seulement, les équipiers de Camara ne commettaient que très peu de faute et engageaient un travail de sape impressionnant. Allaient t’ils tenir aussi longtemps ? La réponse était donnée par le deuxième ligne Bastien Chalureau à l’issue du match, » ils ont réussi à nous « breaker » plusieurs fois mais ils se sont mis la pagaille tout seuls ensuite ».

Le carton jaune infligé à Rémy Baget à la 65ème minute allait être le deuxième fait de ce match. Les montpelliérains décidaient de prendre des risques et déplaçaient le ballon jusqu’aux ailes. Les quinze dernières minutes se remaniaient par 3 essais de mouvements et la fin des espoirs Bayonnais.

Les regrets étaient bien présents comme le soulignait notre manager , : »Le scénario du match change quand on prend ce jaune (contre Rémy Baget à la 64e) et beaucoup de points derrière. Il y a d’énormes regrets, il y avait quelque chose à ramener d’ici. C’était longtemps du 50-50 et quand on prend cet essai pour être mené à 23-14, avec le carton jaune de Rémy, on n’y croit plus. Alors qu’on y croyait jusque-là. Avant, on était dans les clous.

« Yann David, centre de Bayonne : « On a plutôt montré un bon visage sur la première partie du match, mais il faut serrer les dents plus longtemps. On fait quelques petites erreurs qui coûtent cher et le match nous file entre les doigts. Il faut qu’on soit plus précis, plus disciplinés. La moindre erreur de placement s’est payée cash. Il faut arriver à tenir sur 80 minutes. »

Et Denis Marchois, deuxième-ligne et capitaine de Bayonne : « Sur les 20 dernières minutes, on retombe dans nos travers à l’extérieur, comme à Toulon, comme à Castres. On fait un bon match jusqu’à l’heure de jeu et le score est lourd. Les défaites encourageantes, ça va deux minutes… Il y avait la place pour une belle performance ici, on n’a pas saisi l’occasion. »

Je rajouterai une phrase du manager de Montpellier car il faudra s »en souvenir au match retour, « Les joueurs ont tout donné, ils ont joué avec leur caractère, ils ont fini le match très fort, le banc a fait une bonne entrée aussi. Gagner à 14 contre 15 avec le bonus offensif, ce n’est pas anodin. Je crois que c’est la première fois que je vois ça de ma carrière (rires). Ça montre le caractère de cette équipe. »

J’ai juste envie de dire que « nos petits » méritent du respect pour tout ce qu’il montrent depuis le début et ce qu’ils ont montré aussi pendant ce match. L’engagement est là, le combat est permanent et la communication présente dans le jeu. ils faut continuer à les encourager et les soutenir. Les failles descellées seront analysées et prises en compte par le Staff, c’est une certitude. Alors pour un match (à guichets fermés) contre Lyon la semaine prochaine, nous serons toujours là pour vous.
AUPA BAIONA

 

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